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Audit SEO technique : la checklist complète en 30 points

Indexation, canonical, redirections, sitemap, hreflang, vitesse, données structurées : les 30 points d’un audit SEO technique, avec l’outil gratuit pour chacun.

L’essentiel

  • Un audit SEO technique vérifie que Google peut explorer vos pages, les indexer et comprendre ce qu’elles contiennent.
  • Les 30 points de cette checklist se contrôlent avec des outils gratuits : Google Search Console, PageSpeed Insights, le Test des résultats enrichis et la version gratuite de Screaming Frog (500 URL).
  • Commencez toujours par ce qui bloque l’indexation (robots.txt, noindex, erreurs serveur), puis les doublons et les redirections, ensuite la vitesse et enfin les données structurées.
  • Un script de contrôle automatique évite les régressions à chaque mise en ligne, mais il ne remplace pas la Search Console, qui dit ce que Google pense réellement de vos pages.
Sommaire10 parties
  1. Les outils gratuits qui suffisent pour l’audit
  2. Exploration et indexation : Google peut-il lire vos pages ? (points 1 à 6)
  3. URL, canonical et doublons : une seule adresse par contenu (points 7 à 11)
  4. Redirections et codes HTTP : chaque URL répond juste (points 12 à 16)
  5. Sitemap et versions linguistiques (points 17 à 20)
  6. Performance, mobile et HTTPS (points 21 à 25)
  7. Données structurées et maillage interne (points 26 à 30)
  8. Automatiser les contrôles : ce que fait ce site à chaque génération
  9. Par où commencer : l’ordre des corrections
  10. Questions fréquentes

Un audit SEO technique répond à une seule question : Google peut-il explorer vos pages, les indexer et comprendre ce qu’elles contiennent ? Si ce n’est pas le cas, un excellent contenu reste invisible. Bonne nouvelle : l’essentiel se vérifie avec des outils gratuits, sans abonnement à une plateforme d’audit.

Voici la checklist que j’utilise, en 30 points regroupés par famille, de l’indexation aux données structurées. Pour chaque point : ce que vous devez constater, et l’outil gratuit qui permet de le vérifier. Sur ce site, une partie de ces contrôles est automatisée : un script les relance sur toutes les pages après chaque génération du site. J’y reviens à la fin.

Les outils gratuits qui suffisent pour l’audit

OutilCe qu’il vérifieÀ savoir
Google Search ConsoleIndexation, URL canonique retenue par Google, sitemaps, Core Web Vitals réels, données structurées, HTTPSCréez une propriété de domaine : elle couvre http, https et tous les sous-domaines.
PageSpeed Insights et LighthouseVitesse, poids des ressources, accessibilitéLighthouse est intégré aux outils de développement de Chrome.
Test des résultats enrichis et validateur Schema.orgDonnées structuréesLe premier dit ce que Google peut afficher, le second valide tout le vocabulaire schema.org.
Screaming Frog SEO SpiderCodes HTTP, redirections, titres, canonical, hreflang, liens cassésLa version gratuite explore jusqu’à 500 URL.
Votre navigateurCode source, variantes http/https et wwwL’affichage du code source suffit pour vérifier une balise.

Exploration et indexation : Google peut-il lire vos pages ? (points 1 à 6)

  • 1. Le fichier robots.txt ne bloque aucune page utile, ni les fichiers CSS et JavaScript nécessaires à l’affichage. Outil : rapport robots.txt de la Search Console.
  • 2. Les pages à écarter de Google portent une balise noindex au lieu d’être bloquées dans le robots.txt. Outil : inspection d’URL.
  • 3. Vos pages importantes (accueil, services, produits, guides) sont indexées. Outil : rapport Indexation des pages, puis inspection d’URL page par page.
  • 4. Chaque motif de non-indexation est voulu : doublon, redirection, noindex volontaire, page supprimée. Outil : rapport Indexation des pages.
  • 5. Le contenu principal apparaît dans la page telle que Google la voit, même s’il est chargé en JavaScript. Outil : inspection d’URL, « Tester l’URL active » puis « Afficher la page testée ».
  • 6. Aucune action manuelle ni aucun problème de sécurité n’est signalé. Outil : rapports Actions manuelles et Problèmes de sécurité de la Search Console.

Le point 2 est le plus souvent mal compris. Google le rappelle : le robots.txt sert à gérer l’exploration, ce n’est pas un moyen de garder une page hors de Google. Une URL bloquée peut même apparaître dans les résultats, sans description. Pour écarter une page, l’aide de la Search Console conseille de retirer le blocage du robots.txt et d’utiliser noindex : Google doit pouvoir lire la page pour voir la balise.

Pour le point 4, ne visez pas zéro page exclue. Une URL non indexée n’est pas un problème quand la raison est légitime. Les deux statuts à surveiller sont « Détectée, actuellement non indexée » et « Explorée, actuellement non indexée » lorsqu’ils touchent des pages que vous jugez importantes. Dans ce cas, je regarde d’abord deux causes : une page trop peu reliée au reste du site, ou un contenu trop mince.

URL, canonical et doublons : une seule adresse par contenu (points 7 à 11)

  • 7. Une seule version du site répond : https, avec ou sans www ; les trois autres variantes redirigent en 301 vers elle. Outil : votre navigateur, en saisissant les quatre adresses.
  • 8. Chaque page indexable porte une seule balise canonical, dans le head, en URL absolue, qui pointe vers elle-même. Outil : code source, ou Screaming Frog pour tout le site.
  • 9. Google retient la même URL canonique que vous. Outil : inspection d’URL, en comparant « URL canonique déclarée par l’utilisateur » et « URL canonique sélectionnée par Google ».
  • 10. Les URL à paramètres (tri, filtres, suivi de campagne) ne créent pas de doublons indexés. Outil : rapport Indexation des pages, motifs « Page en double ».
  • 11. Chaque page a un title et une meta description uniques, qui décrivent son contenu. Outil : Screaming Frog, filtres des doublons.

Pour Google, la balise canonical est un signal fort, comme une redirection, et il recommande des URL absolues plutôt que relatives. Un signal, pas un ordre : si vos indications se contredisent (canonical vers une adresse, liens internes vers une autre, sitemap vers une troisième), Google choisit lui-même. D’où l’intérêt du point 9. Pour les titres, la consigne de Google tient en une ligne : un title descriptif et concis sur chaque page, sans accumulation de mots-clés.

Redirections et codes HTTP : chaque URL répond juste (points 12 à 16)

  • 12. Les anciennes URL (refonte, migration, changement de structure) redirigent en 301 vers la page équivalente la plus proche. Outil : Screaming Frog en mode liste, avec la liste de vos anciennes adresses.
  • 13. Aucune chaîne de redirections : une ancienne URL mène à la page finale en un seul saut. Outil : Screaming Frog.
  • 14. Les liens internes pointent directement vers l’URL finale, pas vers une adresse qui redirige. Outil : Screaming Frog, liens internes en 3xx.
  • 15. Une page supprimée sans remplaçant renvoie un vrai code 404 ou 410, pas une page « introuvable » servie avec un code 200. Outil : rapport Indexation des pages, motif « Erreur soft 404 ».
  • 16. Aucune erreur serveur (5xx) sur les pages importantes. Outil : rapport Indexation des pages et rapport Statistiques sur l’exploration.

Quand une URL change pour de bon, Google recommande une redirection permanente côté serveur (301 ou 308). Ses robots suivent jusqu’à 10 redirections successives, mais chaque saut ajoute un délai et un risque d’erreur : visez un seul saut. Pour les suppressions, la même page précise que tous les codes 4xx, sauf 429, sont traités de la même façon : l’URL sort de l’index.

Sur ce site, j’ai redirigé en 301 les adresses de l’ancien site vers leurs équivalents, et renvoyé un 410 pour les contenus retirés volontairement. Google traite le 410 comme un 404, mais le code dit clairement aux autres outils que la ressource a disparu de façon probablement permanente.

Sitemap et versions linguistiques (points 17 à 20)

  • 17. Le sitemap XML ne contient que des URL canoniques, indexables, qui répondent en 200. Outil : rapport Indexation des pages filtré par sitemap.
  • 18. Le sitemap est déclaré dans le robots.txt et envoyé dans la Search Console, avec l’état « Opération effectuée ». Outil : rapport Sitemaps.
  • 19. Si le site existe en plusieurs langues, chaque version déclare en hreflang elle-même et toutes les autres, en URL complètes, et chaque lien est réciproque. Outil : code source, ou Screaming Frog, dont la version gratuite audite les hreflang.
  • 20. Une version x-default est déclarée pour les visiteurs dont la langue ne correspond à aucune version. Outil : code source.

Un sitemap est limité à 50 000 URL ou 50 Mo non compressés : au-delà, il faut le découper. Pour les langues, la règle de Google est stricte : chaque version doit se citer elle-même et citer toutes les autres, et si deux pages ne pointent pas l’une vers l’autre, leurs balises sont ignorées. Ce site existe en français et en anglais : c’est précisément le genre d’erreur qu’un contrôle automatique attrape mieux qu’une relecture.

Performance, mobile et HTTPS (points 21 à 25)

  • 21. Les Core Web Vitals sont « Bons » sur mobile et sur ordinateur : LCP sous 2,5 s, INP sous 200 ms, CLS sous 0,1. Outil : rapport Core Web Vitals de la Search Console, PageSpeed Insights pour une page précise.
  • 22. La version mobile contient le même contenu principal que la version ordinateur. Outil : inspection d’URL (capture de la page testée) et mode appareil de Chrome.
  • 23. Les images sont compressées, dans un format moderne comme WebP ou AVIF, avec leurs dimensions indiquées dans le HTML. Outil : Lighthouse.
  • 24. Les scripts tiers (chat, pixels, widgets) se limitent à ceux qui servent vraiment. Outil : Lighthouse et l’onglet Réseau de Chrome.
  • 25. Tout le site est servi en HTTPS, sans URL HTTP indexée. Outil : rapport HTTPS de la Search Console.

Les seuils viennent de la documentation de Google, et ils s’apprécient au 75e percentile des chargements : il ne suffit pas qu’une visite sur deux soit rapide. Attention à la différence entre les deux outils : Lighthouse simule un chargement, alors que le rapport de la Search Console repose sur des données d’utilisation réelles. Un petit site peut n’y afficher aucune donnée ; PageSpeed Insights prend alors le relais, page par page.

Pour le mobile, Google indexe la version mobile de votre site : un contenu masqué ou absent sur mobile compte comme absent. Enfin, le rapport HTTPS rappelle que Google préfère indexer la version HTTPS quand une page existe dans les deux.

Données structurées et maillage interne (points 26 à 30)

  • 26. Les données structurées ne contiennent aucune erreur critique. Outil : Test des résultats enrichis, puis rapports de résultats enrichis de la Search Console (rubrique Améliorations, et Extraits de produits pour une boutique).
  • 27. Chaque type décrit ce que la page est vraiment et ce qu’elle montre au visiteur : pas de Product sur une page qui ne vend rien. Outil : relecture, validateur Schema.org.
  • 28. Les images qui portent une information ont un texte alternatif descriptif. Outil : Lighthouse, partie accessibilité.
  • 29. Chaque page indexable reçoit au moins un lien interne, sous la forme d’un vrai lien HTML (balise a avec un attribut href). Outil : crawl de Screaming Frog comparé à la liste du sitemap, rapport Liens de la Search Console.
  • 30. Aucun lien interne ne mène à une page en erreur 404. Outil : Screaming Frog, filtre des codes 4xx.

Le point 29 compte plus qu’il n’y paraît : Google ne suit de façon fiable que les liens écrits avec une balise a et un attribut href. Un menu construit uniquement avec des événements JavaScript peut cacher la moitié du site. Pour le point 27, les consignes de Google exigent que les données structurées représentent fidèlement le contenu de la page. J’en ai fait l’expérience sur ce site : la Search Console a signalé une étude de cas balisée en Product. Je raconte la correction dans le guide sur les données structurées.

Automatiser les contrôles : ce que fait ce site à chaque génération

Un audit ponctuel vieillit vite : une modification de gabarit, un lien renommé, et une erreur revient sans bruit. Sur ce site, statique et sans dépendance, un script de contrôle relit toutes les pages après chaque génération : il doit finir sans aucune erreur avant la mise en ligne. Il vérifie notamment :

  • une seule balise canonical par page, identique à l’adresse de la page ;
  • des hreflang entre le français et l’anglais : chaque page se cite elle-même, le lien est réciproque, la page cible est dans la langue annoncée, et un x-default est présent ;
  • aucun lien interne cassé, aucune ancre introuvable, aucune page indexable orpheline ;
  • un seul h1 par page, aucun saut de niveau dans les titres, un attribut alt sur chaque image ;
  • des title de 60 caractères au plus et des meta descriptions de 70 à 160 caractères, tous différents ;
  • un seul bloc JSON-LD par page, lisible, avec un type sur chaque élément et des références (@id) qui mènent toutes à un élément défini ; un BlogPosting complet (image, dates, auteur) sur chaque guide, un Service et une FAQPage sur chaque page de service ;
  • un sitemap qui contient toutes les pages indexables et aucune page en noindex, déclaré dans le robots.txt ;
  • un robots.txt sans interdiction, où chacun des principaux robots de recherche et d’IA a sa propre section avec Allow: / ;
  • un llms.txt et un llms-full.txt qui citent toutes les pages de service, études de cas et guides, sans lien mort ;
  • les redirections de l’ancien site reprises dans la configuration de l’hébergement, et aucun en-tête noindex sur les pages en production ;
  • le poids des deux pages d’accueil (française et anglaise), avec un budget de 150 Ko hors polices.

Ce que l’automatisation ne remplace pas : la Search Console. Mon script vérifie que le JSON-LD est valide, typé et cohérent ; il ne savait pas que Google demande offers, review ou aggregateRating pour afficher un Product en extrait de produit. C’est la Search Console qui l’a signalé. Le script empêche les régressions, la Search Console dit ce que Google pense de vos pages : il faut les deux.

Par où commencer : l’ordre des corrections

Les 30 points n’ont pas le même poids. Je traite les problèmes dans cet ordre :

  1. Ce qui empêche l’indexation : robots.txt trop large, noindex oublié après une refonte, erreurs serveur, pages importantes absentes de l’index. Tant que ces points sont rouges, le reste ne sert à rien.
  2. Ce qui disperse les signaux : doublons, canonical contradictoires, chaînes de redirections, liens internes vers des adresses redirigées.
  3. Ce qui dégrade l’expérience : Core Web Vitals médiocres, version mobile incomplète, scripts tiers trop lourds.
  4. Ce qui enrichit l’affichage : données structurées, textes alternatifs, maillage plus fin.

Ne courez pas après un score parfait dans chaque outil : corrigez d’abord ce qui touche vos pages qui comptent. Refaites l’audit complet après chaque refonte (le guide refonte sans perdre son référencement détaille ce moment), et suivez le reste chaque mois avec les rapports essentiels de la Search Console. Si vous voulez un regard extérieur sur votre site, ou mettre en place ce type de contrôle automatique, c’est le cœur de mon accompagnement SEO et web analytics.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un audit SEO technique et un audit SEO complet ?

L’audit technique vérifie que Google peut explorer, indexer et comprendre le site : robots.txt, canonical, redirections, sitemap, vitesse, données structurées. Un audit complet y ajoute les contenus (requêtes visées, qualité, intention de recherche) et la popularité (liens entrants, présence locale). La partie technique passe en premier, car un contenu non indexé ne peut pas se positionner.

Peut-on faire un audit SEO technique gratuitement ?

Oui, pour la grande majorité des sites. Google Search Console, PageSpeed Insights, Lighthouse et le Test des résultats enrichis sont gratuits, et la version gratuite de Screaming Frog explore jusqu’à 500 URL. Les outils payants deviennent utiles pour les gros sites ou pour suivre de nombreux sites en continu.

À quelle fréquence faire un audit SEO technique ?

Un audit complet se justifie avant et après chaque refonte, migration ou changement de plateforme. Entre deux, Google conseille de consulter la Search Console environ une fois par mois, ou après chaque changement important sur le site. Un contrôle automatique à chaque mise en ligne évite la plupart des régressions.

Faut-il corriger toutes les erreurs signalées par la Search Console ?

Non. Une page exclue par une règle robots.txt voulue, une balise noindex ou parce qu’elle est en double est un fonctionnement normal. L’aide de Google précise qu’il vous revient de juger si un problème doit être traité. Concentrez-vous sur les pages que vous voulez voir dans Google.

Un score Lighthouse de 100 garantit-il un bon référencement ?

Non. Lighthouse mesure une simulation de chargement en laboratoire, alors que Google s’appuie sur l’expérience réelle des visiteurs, visible dans le rapport Core Web Vitals. Et la vitesse n’est qu’un critère parmi d’autres : une page rapide mais non indexée ou sans contenu utile ne se positionnera pas.

Sources

  1. Robots.txt Introduction and GuideGoogle Search Central, 10 décembre 2025
  2. Rapport sur l’indexation des pagesAide Search Console
  3. How to Specify a Canonical with rel="canonical" and Other MethodsGoogle Search Central, 10 juillet 2026
  4. Influencing Title Links in Google SearchGoogle Search Central, 10 décembre 2025
  5. Redirects and Google SearchGoogle Search Central, 14 avril 2026
  6. How HTTP Status Codes Affect Google’s CrawlersGoogle Crawling Infrastructure, 4 février 2026
  7. 410 GoneMDN Web Docs
  8. Build and Submit a SitemapGoogle Search Central, 8 juillet 2026
  9. Localized Versions of your PagesGoogle Search Central, 21 septembre 2026
  10. Understanding Core Web Vitals and Google search resultsGoogle Search Central, 10 décembre 2025
  11. Web Vitalsweb.dev, 31 octobre 2024
  12. Rapport Core Web VitalsAide Search Console
  13. Mobile-first Indexing Best PracticesGoogle Search Central, 10 décembre 2025
  14. Rapport HTTPSAide Search Console
  15. SEO Link Best Practices for GoogleGoogle Search Central, 10 décembre 2025
  16. General Structured Data GuidelinesGoogle Search Central, 10 juillet 2026
  17. Screaming Frog SEO Spider Website CrawlerScreaming Frog
  18. Get started with Search ConsoleGoogle Search Central, 10 décembre 2025