Google Search Console : les 7 rapports à suivre chaque mois
Performances, indexation, sitemaps, inspection d’URL, Core Web Vitals, résultats enrichis, liens : les 7 rapports de la Search Console et la routine mensuelle.
7 min de lectureLire le guideIndexation, canonical, redirections, sitemap, hreflang, vitesse, données structurées : les 30 points d’un audit SEO technique, avec l’outil gratuit pour chacun.

Un audit SEO technique répond à une seule question : Google peut-il explorer vos pages, les indexer et comprendre ce qu’elles contiennent ? Si ce n’est pas le cas, un excellent contenu reste invisible. Bonne nouvelle : l’essentiel se vérifie avec des outils gratuits, sans abonnement à une plateforme d’audit.
Voici la checklist que j’utilise, en 30 points regroupés par famille, de l’indexation aux données structurées. Pour chaque point : ce que vous devez constater, et l’outil gratuit qui permet de le vérifier. Sur ce site, une partie de ces contrôles est automatisée : un script les relance sur toutes les pages après chaque génération du site. J’y reviens à la fin.
| Outil | Ce qu’il vérifie | À savoir |
|---|---|---|
| Google Search Console | Indexation, URL canonique retenue par Google, sitemaps, Core Web Vitals réels, données structurées, HTTPS | Créez une propriété de domaine : elle couvre http, https et tous les sous-domaines. |
| PageSpeed Insights et Lighthouse | Vitesse, poids des ressources, accessibilité | Lighthouse est intégré aux outils de développement de Chrome. |
| Test des résultats enrichis et validateur Schema.org | Données structurées | Le premier dit ce que Google peut afficher, le second valide tout le vocabulaire schema.org. |
| Screaming Frog SEO Spider | Codes HTTP, redirections, titres, canonical, hreflang, liens cassés | La version gratuite explore jusqu’à 500 URL. |
| Votre navigateur | Code source, variantes http/https et www | L’affichage du code source suffit pour vérifier une balise. |
Le point 2 est le plus souvent mal compris. Google le rappelle : le robots.txt sert à gérer l’exploration, ce n’est pas un moyen de garder une page hors de Google. Une URL bloquée peut même apparaître dans les résultats, sans description. Pour écarter une page, l’aide de la Search Console conseille de retirer le blocage du robots.txt et d’utiliser noindex : Google doit pouvoir lire la page pour voir la balise.
Pour le point 4, ne visez pas zéro page exclue. Une URL non indexée n’est pas un problème quand la raison est légitime. Les deux statuts à surveiller sont « Détectée, actuellement non indexée » et « Explorée, actuellement non indexée » lorsqu’ils touchent des pages que vous jugez importantes. Dans ce cas, je regarde d’abord deux causes : une page trop peu reliée au reste du site, ou un contenu trop mince.
Pour Google, la balise canonical est un signal fort, comme une redirection, et il recommande des URL absolues plutôt que relatives. Un signal, pas un ordre : si vos indications se contredisent (canonical vers une adresse, liens internes vers une autre, sitemap vers une troisième), Google choisit lui-même. D’où l’intérêt du point 9. Pour les titres, la consigne de Google tient en une ligne : un title descriptif et concis sur chaque page, sans accumulation de mots-clés.
Quand une URL change pour de bon, Google recommande une redirection permanente côté serveur (301 ou 308). Ses robots suivent jusqu’à 10 redirections successives, mais chaque saut ajoute un délai et un risque d’erreur : visez un seul saut. Pour les suppressions, la même page précise que tous les codes 4xx, sauf 429, sont traités de la même façon : l’URL sort de l’index.
Sur ce site, j’ai redirigé en 301 les adresses de l’ancien site vers leurs équivalents, et renvoyé un 410 pour les contenus retirés volontairement. Google traite le 410 comme un 404, mais le code dit clairement aux autres outils que la ressource a disparu de façon probablement permanente.
Un sitemap est limité à 50 000 URL ou 50 Mo non compressés : au-delà, il faut le découper. Pour les langues, la règle de Google est stricte : chaque version doit se citer elle-même et citer toutes les autres, et si deux pages ne pointent pas l’une vers l’autre, leurs balises sont ignorées. Ce site existe en français et en anglais : c’est précisément le genre d’erreur qu’un contrôle automatique attrape mieux qu’une relecture.
Les seuils viennent de la documentation de Google, et ils s’apprécient au 75e percentile des chargements : il ne suffit pas qu’une visite sur deux soit rapide. Attention à la différence entre les deux outils : Lighthouse simule un chargement, alors que le rapport de la Search Console repose sur des données d’utilisation réelles. Un petit site peut n’y afficher aucune donnée ; PageSpeed Insights prend alors le relais, page par page.
Pour le mobile, Google indexe la version mobile de votre site : un contenu masqué ou absent sur mobile compte comme absent. Enfin, le rapport HTTPS rappelle que Google préfère indexer la version HTTPS quand une page existe dans les deux.
Le point 29 compte plus qu’il n’y paraît : Google ne suit de façon fiable que les liens écrits avec une balise a et un attribut href. Un menu construit uniquement avec des événements JavaScript peut cacher la moitié du site. Pour le point 27, les consignes de Google exigent que les données structurées représentent fidèlement le contenu de la page. J’en ai fait l’expérience sur ce site : la Search Console a signalé une étude de cas balisée en Product. Je raconte la correction dans le guide sur les données structurées.
Un audit ponctuel vieillit vite : une modification de gabarit, un lien renommé, et une erreur revient sans bruit. Sur ce site, statique et sans dépendance, un script de contrôle relit toutes les pages après chaque génération : il doit finir sans aucune erreur avant la mise en ligne. Il vérifie notamment :
@id) qui mènent toutes à un élément défini ; un BlogPosting complet (image, dates, auteur) sur chaque guide, un Service et une FAQPage sur chaque page de service ;Allow: / ;Ce que l’automatisation ne remplace pas : la Search Console. Mon script vérifie que le JSON-LD est valide, typé et cohérent ; il ne savait pas que Google demande offers, review ou aggregateRating pour afficher un Product en extrait de produit. C’est la Search Console qui l’a signalé. Le script empêche les régressions, la Search Console dit ce que Google pense de vos pages : il faut les deux.
Les 30 points n’ont pas le même poids. Je traite les problèmes dans cet ordre :
Ne courez pas après un score parfait dans chaque outil : corrigez d’abord ce qui touche vos pages qui comptent. Refaites l’audit complet après chaque refonte (le guide refonte sans perdre son référencement détaille ce moment), et suivez le reste chaque mois avec les rapports essentiels de la Search Console. Si vous voulez un regard extérieur sur votre site, ou mettre en place ce type de contrôle automatique, c’est le cœur de mon accompagnement SEO et web analytics.
L’audit technique vérifie que Google peut explorer, indexer et comprendre le site : robots.txt, canonical, redirections, sitemap, vitesse, données structurées. Un audit complet y ajoute les contenus (requêtes visées, qualité, intention de recherche) et la popularité (liens entrants, présence locale). La partie technique passe en premier, car un contenu non indexé ne peut pas se positionner.
Oui, pour la grande majorité des sites. Google Search Console, PageSpeed Insights, Lighthouse et le Test des résultats enrichis sont gratuits, et la version gratuite de Screaming Frog explore jusqu’à 500 URL. Les outils payants deviennent utiles pour les gros sites ou pour suivre de nombreux sites en continu.
Un audit complet se justifie avant et après chaque refonte, migration ou changement de plateforme. Entre deux, Google conseille de consulter la Search Console environ une fois par mois, ou après chaque changement important sur le site. Un contrôle automatique à chaque mise en ligne évite la plupart des régressions.
Non. Une page exclue par une règle robots.txt voulue, une balise noindex ou parce qu’elle est en double est un fonctionnement normal. L’aide de Google précise qu’il vous revient de juger si un problème doit être traité. Concentrez-vous sur les pages que vous voulez voir dans Google.
Non. Lighthouse mesure une simulation de chargement en laboratoire, alors que Google s’appuie sur l’expérience réelle des visiteurs, visible dans le rapport Core Web Vitals. Et la vitesse n’est qu’un critère parmi d’autres : une page rapide mais non indexée ou sans contenu utile ne se positionnera pas.
Performances, indexation, sitemaps, inspection d’URL, Core Web Vitals, résultats enrichis, liens : les 7 rapports de la Search Console et la routine mensuelle.
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