GEO : comment être cité par ChatGPT, Perplexity et les réponses IA de Google
GEO (Generative Engine Optimization) : comment ChatGPT, Perplexity et Google choisissent leurs sources, et les leviers réels pour être cité.
9 min de lectureLire le guideGPTBot, OAI-SearchBot, ClaudeBot, PerplexityBot, Google-Extended : quels robots IA autoriser dans robots.txt, et ce que vaut vraiment llms.txt.

Faut-il bloquer les robots des IA ? La question mélange deux sujets. Certains robots collectent des pages pour entraîner des modèles ; d’autres les explorent pour citer et lier des sources dans les réponses de ChatGPT, de Claude ou de Perplexity. Les bloquer n’a pas du tout le même effet.
Pour une entreprise qui veut être trouvée, la réponse courte : autorisez les robots de recherche (Googlebot, OAI-SearchBot, Claude-SearchBot, PerplexityBot), puis décidez à part pour l’entraînement (GPTBot, ClaudeBot, Google-Extended, Applebot-Extended, CCBot). Le fichier llms.txt, lui, reste facultatif. Chaque nom de robot cité ici vient de la documentation officielle de son éditeur, consultée en octobre 2026.
Les éditeurs d’IA distinguent désormais trois usages, avec un nom de robot pour chacun :
Google et Apple fonctionnent autrement : un seul robot explore (Googlebot, Applebot), et un jeton de contrôle (Google-Extended, Applebot-Extended) indique seulement si vos contenus peuvent servir à leurs modèles d’IA.
Le nom de la première colonne est celui à écrire après User-agent: dans robots.txt.
| Robot | Éditeur | Rôle | Si vous le bloquez |
|---|---|---|---|
GPTBot | OpenAI | Entraînement des modèles | Vos contenus ne doivent pas servir à l’entraînement |
OAI-SearchBot | OpenAI | Recherche de ChatGPT | Absent des réponses de recherche, sauf en simple lien de navigation |
ChatGPT-User | OpenAI | Visites à la demande d’un utilisateur | robots.txt peut ne pas s’appliquer |
ClaudeBot | Anthropic | Entraînement des modèles | Contenus à venir exclus de l’entraînement |
Claude-SearchBot | Anthropic | Recherche de Claude | Visibilité réduite dans les réponses |
Claude-User | Anthropic | Visites à la demande d’un utilisateur | Pages non récupérées pour ces demandes |
PerplexityBot | Perplexity | Résultats de Perplexity, sans entraînement | Perplexity recommande de l’autoriser pour figurer dans ses résultats |
Perplexity-User | Perplexity | Visites à la demande d’un utilisateur | Ignore généralement robots.txt |
Googlebot | Google Search, dont les AI Overviews et l’AI Mode | Pages non explorées pour Google Search : à ne pas bloquer | |
Google-Extended | Jeton de contrôle : entraînement de Gemini et ancrage des réponses des applications Gemini | Aucun effet sur Google Search | |
Applebot-Extended | Apple | Jeton de contrôle : entraînement des modèles d’Apple | Toujours présent dans la recherche d’Apple |
CCBot | Common Crawl | Corpus ouvert du web, réutilisé pour entraîner des modèles | Exclu des prochaines collectes |
OpenAI indique que ses réglages sont indépendants : vous pouvez autoriser OAI-SearchBot pour apparaître dans la recherche de ChatGPT tout en refusant GPTBot. Comptez environ 24 heures pour qu’une modification de robots.txt soit prise en compte côté recherche. ChatGPT-User n’explore pas le web automatiquement ; ses visites étant déclenchées par un utilisateur, robots.txt peut ne pas s’appliquer. Un quatrième robot, OAI-AdsBot, vérifie la sécurité des pages soumises comme publicités sur ChatGPT ; ses données ne servent pas à l’entraînement.
Anthropic utilise trois robots : ClaudeBot (entraînement), Claude-SearchBot (recherche) et Claude-User (visites à la demande). Ils respectent robots.txt, y compris l’extension non standard Crawl-delay pour ralentir l’exploration. Deux précisions utiles : la règle doit être posée sur chaque sous-domaine concerné, et bloquer leurs adresses IP n’est pas fiable, car cela les empêche de lire votre robots.txt.
Perplexity indique que PerplexityBot sert à faire apparaître et à lier des sites dans ses résultats, et qu’il n’est pas utilisé pour entraîner des modèles. Perplexity-User, déclenché par la question d’un utilisateur, ignore généralement robots.txt. Les changements peuvent prendre jusqu’à 24 heures. Si votre site est derrière un pare-feu applicatif, Perplexity explique comment autoriser ses robots en combinant agent utilisateur et adresses IP.
Pour Google, l’IA fait partie de la recherche : les AI Overviews et l’AI Mode dépendent de Googlebot, et il n’existe pas de robot dédié à ces réponses. Pour limiter ce qui y est repris, la documentation Search Central renvoie aux règles d’extrait (nosnippet, data-nosnippet, max-snippet), ou à noindex pour retirer une page de la recherche.
Google-Extended n’a pas d’agent utilisateur propre : c’est un jeton lu dans robots.txt. Il décide si vos contenus peuvent servir à entraîner les futurs modèles Gemini et à ancrer (« grounding ») les réponses des applications Gemini et de Vertex AI. Google précise qu’il n’a aucun effet sur l’inclusion ni sur le classement dans Google Search. Le bloquer a donc un coût à connaître : vos pages ne servent plus à ancrer les réponses de l’application Gemini.
Applebot alimente la recherche de Spotlight, Siri et Safari. Applebot-Extended n’explore rien : il indique seulement si les pages collectées par Applebot peuvent entraîner les modèles d’Apple, et une page qui le refuse reste dans les résultats de recherche. Un détail piège : si votre robots.txt ne mentionne pas Applebot mais contient des règles pour Googlebot, Applebot suit celles de Googlebot. Pour exclure un passage des réponses générées par Apple, Apple renvoie à la balise nosnippet.
CCBot alimente Common Crawl, une fondation à but non lucratif qui publie un corpus ouvert du web. Ce corpus sert notamment à entraîner des modèles de langage : une version filtrée représentait 60 % du mélange d’entraînement de GPT-3. robots.txt ne règle que l’exploration : bloquer CCBot arrête les prochaines collectes, sans toucher à ce qui a déjà été publié.
User-agent: GPTBot, GPTBot ignore toutes les règles du groupe User-agent: *. C’est ce que prévoient le standard RFC 9309 et la spécification appliquée par Google. Répétez donc, dans chaque groupe, les interdictions qui doivent valoir pour tous.noindex, sur une page que robots.txt ne bloque pas, sinon Google ne la voit jamais.# Tous les robots, tout le site
User-agent: *
Allow: /
# La liste des pages à explorer
Sitemap: https://exemple.fr/sitemap.xml
Ces trois directives suffisent : elles laissent passer les robots de recherche comme ceux d’entraînement. Pour un site vitrine qui veut être trouvé et cité, c’est le plus simple.
Le robots.txt de ce site fait le même choix, en plus explicite. Après la section User-agent: *, les robots importants sont nommés un par un, chacun dans sa section avec Allow: / et un commentaire sur son rôle, en trois blocs : moteurs de recherche, robots de recherche des assistants IA, robots d’apprentissage. Extrait :
User-agent: *
Allow: /
# OpenAI : pages proposées
# dans la recherche de ChatGPT.
User-agent: OAI-SearchBot
Allow: /
# OpenAI : modèles de fondation.
User-agent: GPTBot
Allow: /
Sitemap: https://yoan-oliveira.fr/sitemap.xml
Pourquoi répéter Allow: / dans chaque section ? Parce qu’un robot qui a sa propre section ignore la section * (voir la règle 1 ci-dessus). Nommer les robots un par un rend le choix lisible et vérifiable, et le fichier est régénéré à chaque mise à jour du site : un script de contrôle signale une erreur si l’un des principaux robots perd sa section, ou si un Disallow s’ajoute à la section générale ou à l’une des leurs.
# Règle générale : tout est permis
User-agent: *
Allow: /
# Entraînement : refusé.
# Un seul groupe pour cinq noms.
User-agent: GPTBot
User-agent: ClaudeBot
User-agent: Google-Extended
User-agent: Applebot-Extended
User-agent: CCBot
Disallow: /
Sitemap: https://exemple.fr/sitemap.xml
OAI-SearchBot, Claude-SearchBot, PerplexityBot, Googlebot et Applebot suivent la règle générale et peuvent toujours vous citer. Le prix à connaître : Google-Extended retire aussi vos pages de l’ancrage des réponses des applications Gemini. Retirez sa ligne si vous tenez à y apparaître.
User-agent: *
Disallow: /compte/
# Ce groupe remplace la règle
# générale pour GPTBot :
# on y répète /compte/
User-agent: GPTBot
Disallow: /compte/
Disallow: /blog/
Sans la ligne répétée, GPTBot pourrait explorer /compte/, puisqu’il ne lit que son propre groupe. Et un espace client se protège par un mot de passe, pas par robots.txt.
llms.txt est un fichier au format Markdown, placé à la racine d’un site, qui présente le site et liste ses pages utiles pour les modèles de langage et les agents. Il a été proposé par Jeremy Howard le 3 septembre 2024, et la proposition a été révisée en août 2026. Seul un titre (H1) est obligatoire ; suivent en général un court résumé en citation, puis des sections de liens commentés. La proposition suggère aussi de publier une version Markdown des pages importantes.
Son statut réel, en octobre 2026 :
Mon avis : llms.txt ne remplace ni robots.txt, qui dit ce qui est permis, ni le sitemap, qui liste les pages. Il coûte peu s’il est généré automatiquement, et peut aider un agent à trouver la bonne page. Sur ce site, il est reconstruit à chaque mise à jour à partir des mêmes données que les pages (services, réalisations, guides), il est accompagné d’un llms-full.txt qui reprend leur texte complet en Markdown, et chaque page l’annonce par un lien rel="describedby", comme le prévoit la version 2 de la proposition. Évitez le fichier écrit à la main puis oublié : un résumé faux est pire que pas de résumé.
nosnippet sur les passages à ne pas reprendre.Dans tous les cas, regardez ensuite les journaux de votre serveur ou de votre CDN : ils montrent quels robots passent vraiment. OpenAI, Anthropic, Perplexity, Apple et Common Crawl publient les adresses IP de leurs robots, ce qui permet de démasquer un faux robot qui emprunte leur nom.
Les robots des IA ne se valent pas : les uns entraînent des modèles, les autres vous citent. Autorisez au minimum Googlebot, OAI-SearchBot, Claude-SearchBot et PerplexityBot si vous voulez apparaître dans les réponses, décidez à part pour GPTBot, ClaudeBot, Google-Extended, Applebot-Extended et CCBot, et vérifiez qu’un groupe dédié n’efface pas vos règles générales. llms.txt est un bonus, pas une condition. Pour la suite (contenus, preuves, mesure), lisez le guide GEO : être cité par ChatGPT et Perplexity ; pour un audit de votre site, c’est l’objet de mon accompagnement SEO, GEO et analytics.
C’est un choix, pas une obligation. Bloquer GPTBot indique à OpenAI que vos contenus ne doivent pas servir à entraîner ses modèles, sans vous retirer de la recherche de ChatGPT, qui dépend d’OAI-SearchBot. Si vous voulez rester citable, laissez au minimum OAI-SearchBot autorisé.
Non. Google indique que Google-Extended n’a aucun effet sur l’inclusion ni sur le classement dans Google Search, dont font partie les AI Overviews et l’AI Mode. Pour limiter ce que Google reprend dans ces réponses, il faut utiliser les règles d’extrait comme nosnippet ou max-snippet.
C’est un fichier Markdown placé à la racine d’un site, proposé en 2024 par Jeremy Howard, qui résume le site et liste ses pages utiles pour les agents IA. Ce n’est pas un standard officiel, et Google indique qu’aucun fichier de ce type n’est nécessaire pour ses fonctionnalités IA. Il ne remplace ni robots.txt ni le sitemap.
Les robots d’exploration documentés par OpenAI, Anthropic, Perplexity, Google, Apple et Common Crawl déclarent le respecter. Les agents qui visitent une page à la demande d’un utilisateur font exception : OpenAI précise que robots.txt peut ne pas s’appliquer à ChatGPT-User, et Perplexity que Perplexity-User l’ignore généralement. Pour protéger un contenu, seule une authentification est fiable.
Consultez les journaux de votre serveur ou de votre CDN et cherchez les noms des robots dans l’agent utilisateur : GPTBot, OAI-SearchBot, ClaudeBot, PerplexityBot… Un nom peut être usurpé : comparez l’adresse IP aux plages publiées par l’éditeur. Common Crawl signale par exemple de faux robots qui se présentent comme CCBot.
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