Audit SEO technique : la checklist complète en 30 points
Indexation, canonical, redirections, sitemap, hreflang, vitesse, données structurées : les 30 points d’un audit SEO technique, avec l’outil gratuit pour chacun.
10 min de lectureLire le guideLCP, INP, CLS : les seuils officiels de Google, comment les mesurer avec PageSpeed Insights et la Search Console, et les leviers concrets pour un site rapide.

Un site lent ne se voit pas toujours depuis le bureau, sur une bonne connexion et un ordinateur récent. Il se voit chez vos visiteurs : sur un téléphone d’entrée de gamme, en 4G, quand le bouton ne répond pas ou que le texte saute au moment de cliquer. Les Core Web Vitals servent précisément à mesurer cette expérience réelle, avec trois chiffres et des seuils publics.
Ce guide donne les définitions et les seuils officiels, explique comment lire PageSpeed Insights et la Search Console sans se tromper, puis détaille les corrections qui comptent vraiment. Avec un exemple concret : ce site, dont l’accueil pèse moins de 150 Ko au premier chargement, polices mises à part.
Les Core Web Vitals sont trois métriques choisies par Google parmi les « Web Vitals » pour résumer l’expérience d’une page :
| Métrique | Bon | À améliorer | Médiocre |
|---|---|---|---|
| LCP (chargement) | 2,5 s ou moins | de 2,5 à 4 s | plus de 4 s |
| INP (réactivité) | 200 ms ou moins | de 200 à 500 ms | plus de 500 ms |
| CLS (stabilité) | 0,1 ou moins | de 0,1 à 0,25 | plus de 0,25 |
Ces seuils ne s’appliquent pas à une visite isolée : Google recommande de les atteindre au 75e centile des chargements de page, séparément sur mobile et sur ordinateur. Autrement dit, trois visites sur quatre doivent être dans le vert. Une page qui s’affiche vite chez vous mais lentement chez plus d’un quart de vos visiteurs n’est pas « bonne ».
L’INP est un Core Web Vital stable depuis le 12 mars 2024. Il a remplacé le FID (First Input Delay), qui ne mesurait que le délai avant le traitement de la première interaction. Si un outil ou un article vous parle encore du FID, il est daté.
La documentation de Google est nette sur deux points. D’un côté, les Core Web Vitals sont utilisés par ses systèmes de classement. De l’autre, il n’existe pas de « signal unique » d’expérience de page, Google cherche toujours à afficher le contenu le plus pertinent même si l’expérience est médiocre, et de bons résultats dans les rapports ne garantissent pas d’être en tête.
Mon avis : traitez les Core Web Vitals comme une condition d’hygiène, pas comme une stratégie SEO. Ils ne vous feront pas gagner face à une page plus utile, mais une page lente ou instable perd des visiteurs avant même qu’ils lisent, et c’est souvent là que se joue la conversion. Le bon ordre reste : un contenu qui répond, une technique propre, puis la vitesse.
Deux familles de mesures coexistent, et la confusion entre les deux est l’erreur la plus fréquente.
Le Chrome UX Report (CrUX) rassemble des mesures anonymisées issues de vrais visiteurs utilisant Chrome, sur une période glissante de 28 jours. Ce sont ces données que Google Search utilise pour l’expérience de page. Limite importante : une page ou un site n’y figure que s’il est public et suffisamment visité. Beaucoup de sites de PME n’ont donc pas de données terrain, ou seulement au niveau du domaine entier.
Lighthouse charge la page dans un environnement simulé et calcule un score sur 100. C’est utile pour diagnostiquer et comparer avant et après une correction, mais ce score n’est pas un Core Web Vital. Un outil de labo ne peut pas mesurer l’INP, faute de vrai visiteur qui clique : Lighthouse s’appuie sur le Total Blocking Time comme indicateur approché.
Google décompose le LCP en quatre temps : la réponse du serveur, le délai avant que le navigateur commence à charger la ressource principale, la durée de ce chargement, puis le délai d’affichage. Le guide d’optimisation du LCP en tire des règles simples :
fetchpriority="high" sur l’image principale, et jamais de loading="lazy" sur elle. Le chargement différé est fait pour les images situées plus bas.srcset et sizes laissent le navigateur choisir le fichier adapté à l’écran.defer.Exemple type : une page d’accueil avec un grand carrousel en tête, dont les images arrivent par un script. Le navigateur ne les découvre qu’après avoir exécuté ce script ; remplacer le carrousel par une image fixe, déclarée dans le HTML et prioritaire, fait souvent plus que n’importe quel réglage de serveur.
Une interaction se découpe en trois phases : l’attente avant que le navigateur traite le clic, l’exécution du code associé, puis l’affichage de l’image suivante. Les trois s’allongent pour la même raison : le fil principal du navigateur est occupé. Toute tâche de plus de 50 millisecondes est une tâche longue qui retarde la réponse aux clics.
scheduler.yield() ou, à défaut, setTimeout) lui permet de répondre au clic avant de finir le reste.Un décalage de mise en page survient quand un élément arrive après coup et pousse le reste. Les causes sont presque toujours les mêmes, et le guide d’optimisation du CLS les liste :
width et height sur chaque image et vidéo (ou aspect-ratio en CSS), pour que le navigateur réserve la place avant le chargementfont-displaytransform, qui ne recalcule pas la mise en pageLes décalages qui suivent de près une action du visiteur, comme l’ouverture d’un menu dans la demi-seconde qui suit un clic, ne sont pas comptés : ils sont attendus.
J’ai conçu ce site pour qu’il soit rapide par construction, plutôt que corrigé après coup. Voici les choix concrets, vérifiables dans le code de la page :
srcset et sizes, porte ses dimensions, et seules celles du haut de page sont chargées d’emblée. Le portrait de l’accueil a fetchpriority="high" ; les autres sont en loading="lazy".unicode-range, avec le fichier principal préchargé et font-display: swap.defer. Aucun script tiers : la mesure d’audience est prête mais désactivée, et si elle est activée, elle ne se chargera qu’après consentement.Deux nuances honnêtes. Auto-héberger ses polices n’est pas automatiquement plus rapide : les bonnes pratiques de web.dev rappellent que le gain est incertain sans CDN ni HTTP/2, et conseillent de mesurer. Je l’ai choisi surtout pour ne faire aucune requête vers un tiers et garder une politique de sécurité stricte. Et swap affiche le texte tout de suite, au prix d’un léger changement d’apparence quand la police arrive : un compromis assumé.
La performance se surveille aussi dans le temps : une nouvelle application, une vidéo en page d’accueil ou un module ajouté peut tout défaire. C’est un des points de la checklist d’audit SEO technique, et un contrôle à prévoir dans la recette avant chaque mise en ligne.
Retenez trois chiffres (2,5 s, 200 ms, 0,1), une règle (le 75e centile des vrais visiteurs) et une méthode : repérer dans la Search Console, diagnostiquer dans PageSpeed Insights, corriger l’image principale, le JavaScript et les dimensions réservées. Le plus efficace reste de ne pas alourdir le site au départ : chaque script, police ou module doit justifier sa place. C’est l’approche que j’applique pour la création de sites internet rapides et bien référencés.
Il n’y a pas de score unique : chaque métrique a son seuil. Visez un LCP de 2,5 s ou moins, un INP de 200 ms ou moins et un CLS de 0,1 ou moins, pour au moins trois visites réelles sur quatre, sur mobile comme sur ordinateur. L’évaluation est réussie quand les trois sont bons, ou le LCP et le CLS seuls quand l’INP manque de données.
Non, pas directement. Le score sur 100 vient de Lighthouse, un test en laboratoire utile pour diagnostiquer. Pour l’expérience de page, Google Search s’appuie sur les données de vrais visiteurs du Chrome UX Report, affichées en haut de PageSpeed Insights.
Le Chrome UX Report ne contient que les pages et les sites publics assez visités pour donner des mesures fiables. Sans données pour l’URL, PageSpeed Insights se rabat sur celles du domaine, et sinon n’affiche que le test de laboratoire. Dans ce cas, appuyez-vous sur Lighthouse et les outils de Chrome.
En laboratoire, l’effet se voit tout de suite. Les données réelles, elles, sont calculées sur 28 jours glissants : l’amélioration apparaît progressivement, et la validation lancée dans la Search Console se suit sur 28 jours.
Non. L’INP a remplacé le FID comme métrique de réactivité des Core Web Vitals le 12 mars 2024. Le FID ne mesurait que le délai avant la première interaction, alors que l’INP tient compte de toutes les interactions de la visite.
Indexation, canonical, redirections, sitemap, hreflang, vitesse, données structurées : les 30 points d’un audit SEO technique, avec l’outil gratuit pour chacun.
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